Moins de monde que d'habitude au bâchage mais toujours les mêmes motivés présents pour préparer le Virage Sud. Le temps de placer les étendards (croix marseillaises, logos de l'Olympique, pochoirs du Ché), quelques grands drapeaux et voilà que la pluie s'abat sur le Vélodrome et réussit en quelques minutes à tremper tout le matériel. Les coins abrités de la tribune servent de refuge. Comme souvent, les déclarations de Gaudin expliquant que le Vélodrome n'a pas besoin de toit car « il ne pleut jamais à Marseille » nous reviennent en mémoire... Une affiche peu motivante, la pluie... toutes les conditions étaient réunies pour que les habitués du Vélodrome restent chez eux au chaud. A quelques minutes du coup d'envoi, le Virage sonne bien creux et quelques trous vont persister sur les extrémités. Le reste du stade est touché par le même syndrome avec au total tout juste 40.000 fidèles. Pour le coup d'envoi, le bloc central laisse apparaître une forêt d'étendards avec les croix marseillaises et les dernières réalisations du groupe, et sur le haut les étendards de la date de création de groupe. Sur les extrémités, seuls quelques étendards sont brandis, certains spectateurs (puisqu'il faut les appeler comme ça) ayant visiblement peur de se mouiller les mains. Quelques grands drapeaux sauvés de la noyade sont également agités alors qu'une minute de silence est respectée en hommage à Fernand Méric, ancien président Olympien, décédé quelques jours auparavant. La 1ère mi-temps est laborieuse, dans les tribunes et sur le terrain surtout, les ajacciens en profitant pour ouvrir le score. Malgré la pluie, malgré le jeu, le noyau ne lâche rien. Les encouragements se font entendre jusqu'à ce que les corses doublent la mise à la 53ème. Le froid qui régnait sur le Vélodrome se fait sentir un peu plus. Quelques chants tout de même, certains dirigés contre les 11 chèvres sur le terrain. Pour l'anecdote, Beye réussit à réduire le score mais au final ce sont bel et bien les joueurs de Courbis qui repartent avec les 3 points de la victoire. Nouvelle désillusion pour les supporters marseillais à qui rien n'a été épargné lors de cette soirée.
PS : Joyeux anniversaire aux FANATICS !



