Barthez-Niang. Le duel aura tenu en haleine la Meinau. Jusqu'à la dernière seconde du temps additionnel, le portier marseillais pouvait s'enorgueillir d'avoir volé la vedette à l'attaquant strasbourgeois. Un match dans le match initié dès l'engagement de la partie, par une frappe canon du Sénégalais repoussée par le « divin chauve ».
Malheureusement, si les débuts furent heureux, et la suite du même acabit avec une nouvelle parade à la 25e, la fin sera à pleurer pour le gardien phocéen. Sur une grossière erreur de marquage, Niang se retrouvait seul aux six mètres après une déviation de la tête de Hagui. Contrôle, frappe, but. Conclusion cruelle pour un Barthez impérial, et un OM qui aurait mérité le nul.
La frustration était d'autant plus forte qu'une poignée de secondes plus tôt, Luyindula, le nez dans le gazon, n'en finissait pas de maudire la décision de l'homme en noir. Celui-ci venait de lui refuser un penalty. Déséquilibré par Devaux en pleine surface, l'ancien strasbourgeois s'était écroulé, sans bénéficier de la sanction suprême, laquelle s'imposait.
Avant ces deux coups de poignards, la formation de Troussier avait affiché la volonté suffisante pour ne pas repartir bredouille. Mais, elle avait aussi accusé des carences offensives (un seul tir en deuxième mi-temps) rédhibitoires pour briguer plus que le partage des points.
A l'allant alsacien, les Phocéens avaient répondu, principalement, par une occasion en or de Marlet. Un bon débordement de Koke (de nouveau en évidence dans le couloir droit) que l'attaquant des Bleus n'avait pu convertir en but, à la 27e minute. Cassard réalisant là un arrêt réflexe étonnant sur sa ligne. C'eut été le coup parfait...
Avant ce déplacement en Alsace, Philippe Troussier tablait sur neuf points pris sur la série Strasbourg-Ajaccio-Nantes-Caen. Le joker est épuisé. Pour tenir leurs objectifs, les Olympiens savent ce qu'il leur reste à faire désormais.

